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UTLC - Rencontre avec Montassar Tabben

22 novembre 2017

Lauréat du Prix de thèse 2016 de la Fondation Flaubert, Docteur de l’Université de Rouen Normandie, Chercheur à ASPETAR Hospital, Doha.

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Montassar Tabben

Montassar Tabben

Pourriez-vous vous présenter ?

Ex-Champion mondial en karaté j’ai obtenu mon Doctorat en physiologie de l’effort à l’Université de Rouen Normandie en décembre 2014. Lauréat du prix de thèse 2016 de la Fondation Flaubert, j’ai aussi été reconnu par le Comité Olympique Tunisien comme le meilleur expert scientifique de l’année 2016 après mes apports aux athlètes lors des Jeux Olympiques de Rio. Après avoir travaillé deux ans comme ATER (attaché temporaire d'enseignement et de recherche) à l’Université de Rouen Normandie (UFR STAPS), je suis actuellement chercheur à l’hôpital international d’orthopédie et de médecine du sport (ASPETAR) à Doha. Je travaille principalement sur la prévention des blessures et la chirurgie orthopédique. À ce jour, plus de vingt-cinq de mes articles scientifiques ont été publiés dans des journaux internationaux impactés et indexés.

Votre thèse porte sur les données physiologiques pour contrôler la performance des sportifs. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

J’ai eu de la chance d’avoir Claire Tourny, Professeur des universités et Jeremy Coquart, Maître de conférence comme directeurs de thèse. Ils m’ont orienté afin de construire une thèse « multi-méthodologique », dans laquelle nous avons créé un nouveau test spécifique au karaté permettant d’évaluer la capacité aérobie des athlètes. La mise en place du test est très simple et accessible à tous, étant donné que le protocole ne nécessite pas de matériel de laboratoire sophistiqué couteux, contrairement à la majorité des tests de ce genre. Pour valider ce test, nous avons eu recours à plusieurs méthodes et disciplines. Premièrement, nous avons étudié les réponses physiologiques des athlètes en situation réelle lors de compétitions internationale. Deuxièmement, nous avons analysé les composantes technico-tactiques et temporelles afin de modeler un système universel d’analyse de combat. Enfin, à l’aide de toutes les informations recueillies, nous avons construit un protocole de test que nous avons testé et validé par la suite par des méthodes physiologiques et statistiques. Actuellement, le test est mondialement reconnu, et est utilisé par la plupart des équipes nationales de karaté du monde entier.

Vous avez reçu le premier prix de thèse de la Fondation Flaubert. Qu'en avez-vous retiré ?


Le prix de le Fondation Flaubert est une des meilleures choses qui me soit arrivée sur le plan professionnel. Le prix m’a permis d’améliorer et d’acquérir de nouvelles compétences. Cela m’a aussi permis de financer des stages et de participer à des congrès à l’échelle internationale. De plus, cette reconnaissance a beaucoup valorisé mon cv ce qui m’a d’ailleurs, je pense, beaucoup aidé à décrocher le poste que j’occupe aujourd’hui à ASPETAR (Hôpital international d’orthopédie et de médecine du sport). Cela n’a pas été évident, les postulants pour ce poste venaient des quatre coins du monde étant donnée la réputation d’ASPETAR (Hôpital international d’orthopédie et de médecine du sport) dans ma spécialité.

Comment se passe vos expérimentations ?

Actuellement tout va très bien. J’apprends beaucoup ! Je travaille avec les meilleurs chercheurs et médecins au monde dans le domaine de la médecine du sport. Je suis très chanceux de travailler sur des projets internationaux avec des « pointures » comme Roald Bahr, Professeur de médecine du sport, Président du Centre de recherche sur le traumatisme sportif d'Oslo, Directeur du programme de prévention des blessures et des maladies sportives à ASPETAR (Hôpital international d’orthopédie et de médecine du sport) et Jan Ekstrand, Professeur de médecine du sport à l'Université de Linköping en Suède, Directeur médical et spécialiste en chirurgie orthopédique, Vice-président du comité médical de l'UEFA (Union des associations européennes de football).

Vous participez à une conférence à destination du grand public dans le cadre de l'UTLC. Comment percevez-vous cela ?

Tout d’abord, je suis très content de revenir à Rouen et à l’Université de Rouen Normandie. J’aurais aimé pouvoir y rester et continuer à ici. Je me sens très honoré par cette invitation et j’ai hâte de participer à la conférence afin de partager mon expérience scientifique et professionnelle avec le public, en espérant bien sûr que mon intervention aura un impact positif en apportant un plus à tous les participants.

Publié le 22 novembre 2017

mise à jour le 22 novembre 2017



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